“Travailler plus pour gagner moins” : c’est possible
Jeudi 24 mai 2007Voici une annonce, somme toute très banale, trouvée sur l’excellent site d’emploi Alsacréations :
Pour des missions de quelques jours à quelques semaines, nous sommes à la recherche d’un intégrateur XHTML / CSS2 Freelance.”
La maitrise parfaite de XHTML et CSS2 sur Firefox et internet explorer est indispensable, la connaissance de Javascript et AJAX est un plus.
Référence : xhtmlCSS_FREE
Type de contrat
Durée déterminée (CDD, …)
Durée (si stage ou CDD) :
Poste à pourvoir à une date précise : ASAP
Lieu : Paris (Ile de France)
Télétravail possible : non
Compétences requises
xhtml
css
Le petit détail qui m’a mis la puce à l’oreille est la présence concommitante d’une demande de free-lance et la mention “télétravail possible : non”.
Il va falloir que l’on m’explique comment un free-lance peut travailler autrement que par télétravail. N’essayez même pas de tenter une explication : il n’y en a tout simplement pas. Ou plutôt si, il en existe une mais elle est d’ordre pécuniaire pour l’entreprise qui s’engage dans cette voie.
Je rappelle à cette entreprise de Neuilly-sur-où-vous-savez, que le délit de travail dissimulé est constitué, entre autre, lorsqu’une entreprise a eu recours à des pratiques de fausse sous-traitance, c’est-à-dire si, sous couvert d’un contrat de sous-traitance, elle emploie des travailleurs en état de subordination caractérisant un travail salarié… Le travail dissimulé ou clandestin est susceptible de sanctions pénales (3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende).
La prison, fût-elle avec sursis, n’est pas faite que pour la “racaille karchérisée”. Toi aussi, avec ton T-shirt sympa, ton jean “Diesel” et tes baskettes “Puma”, tu y as droit (tiens ça me fait penser à une chanson du Klub des Loosers).
J’imagine d’ici la tête des gens de l’ursaaf qui se frottent les mains avec les pénalités de retard… en plus du principal.
Vous vous dites, et c’est compréhensible “Eh Dame tartine… t’en rajoutes pas un peu là ?” (à prononcer avec l’accent québéquois de tetesaclaques.tv) . Ami lecteur, la réponse est négative : un rapide coup de téléphone à la société m’apprend qu’il faut travailler sur place ; c’es-à-dire au sein de l’entreprise ou en déplacement chez le client.
Je fait gentiment remarquer à mon interlocuteur, qu’il y a comme une “odeur de poudre sur cet état de fait” (le freelance, le lieu travail, tout ça quoi)… silence géné de ce dernier.
M’est avis qu’il y un lien de subordination. Tient ça sent la “requalif” en CDI pour ceux que ça tente.
Dame Tartine… en rajoute une couche