Contenu vs graphie
Vendredi 29 février 2008S’il est un paradigme de la conception web, c’est bien celui-ci : dois-je mettre en avant le contenu ou la dimension esthétique ?
Cette éminente question se trouve assez clairement exposée dans cet article dont le titre pourrait se traduire par “Ne faite pas des sites avec un graphisme de la mort, c’est le contenu qui compte”.
Cette article tente de démontrer qu’une graphie par trop envahissante est un “cache-sexe”. Cette “surabondance graphique” vise à minorer l’absence de réelles informations en détournant l’attention de l’internaute.
Sur le constat, force est de constater que l’auteur de l’article n’à pas tout à fait tord. Faite le test vous même.
Si vous possédez Firefox et l’extension webdev, il vous suffit de désactiver la css :
CSS ->Disable Styles -> All Styles
Ou pour les accros du raccourci clavier : Commande + Shirft + S.
Prenez-vous toujours autant de plaisir à lire les même informations ?
…
Maintenant, inversons le raisonnement. Toujours avec votre css désactivée, vous serait-il possible de passer plus de 5 minutes sur le web avec des sites ayant cet aspect. Pour la majeur partie d’entre nous la réponse est NON.
Aussi, ma position en la matière est-elle plutôt médiante. Un site web est un tout, et sa conception ne saurait se réduire à sa seule dimension graphique ou textuelle. L’excès en la matière viendrait plutôt d’une pratique de conception visant à majorer l’une ou l’autre des ces deux dimensions. Cependant, un site web est et doit rester un objet homogène (sauf cas très particulier).
De plus, il me semble contre-productif de renvoyer dos-à-dos la dimension graphique et la dimension de contenu ; “je n’est pas envi de choisir entre un site avec un contenu intéressant et un site vraiment chouette”.
Au final, il me semble que tout est affaire de dosage. Le rôle de conception du webmestre est de réunir, tant que faire ce peux, ces deux dimensions. Ce dernier point n’excluant pas de mettre davantage l’accent sur l’une ou l’autre, mais sans excès et surtout pas comme “cache misère”.
… Dame Tartine en rajoute toujours une couche